AGRICULTURE

Agriculture

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Culture intensive de pomme de terre en plein champ

L’agriculture (du latin agricultura) est un processus par lequel les hommes aménagent leurs écosystèmes pour satisfaire les besoins de leurs sociétés[1]. Elle désigne l’ensemble des savoir-faire et activités ayant pour objet la culture des terres, et, plus généralement, l’ensemble des travaux sur le milieu naturel (pas seulement terrestre) permettant de cultiver et prélever des êtres vivants (végétaux, animaux, voire champignons ou microbes) utiles à l’être humain.

L’agronomie regroupe, depuis le XIXe siècle, l’ensemble de la connaissance biologique, technique, culturelle, économique et sociale relative à l’agriculture.

En économie politique, l’agriculture est définie comme le secteur d’activité dont la fonction est de produire un revenu financier à partir de l’exploitation de la terre (culture), de la forêt (sylviculture), de la mer, des lacs et des rivières (aquaculture, pêche), de l’animal de ferme (élevage) et de l’animal sauvage (chasse). Dans la pratique, cet exercice est pondéré par la disponibilité des ressources et les composantes de l’environnement biophysique et humain. La production et la distribution dans ce domaine sont intimement liées à l’économie politique dans un environnement global.

Histoire de l’agriculture

L’agriculture est née avec la mise en terre de semence ou graine par l’homme. Au début, Moyen-Orient, ainsi qu’en Nouvelle-Guinée.

Aujourd’hui, avec la démographie galopante, l’augmentation du niveau de vie des pays les plus développés et la mondialisation des marchés, l’agriculture est l’Homme et son Environnement, dans le domaine de l’agriculture mais également dans le cadre de toutes les activités humaines.

Production agricole  

Types de production agricole [modifier]

L’activité agricole assure principalement l’alimentation des humains. En outre, l’agriculture produit un nombre important de produits tels que des peaux d’animaux, des engrais, des produits destinés à l’industrie (éthanol, fécule, chanvre), des plantes vertes et fleurs, du bois. Elle représente un maillon indispensable dans la chaîne agroalimentaire, en lui assurant l’approvisionnement en matières premières (fécule, oignon, céréale, fruit, etc.).

La délimitation précise de ce qui entre ou non dans le champ de l’agriculture conduit à de nombreuses conventions qui ne font pas toutes l’objet d’un consensus. Certaines production peuvent être considérées comme ne faisant pas partie de l’agriculture : la mise en valeur de la forêt (sylviculture), l’élevage d’animal aquatique (aquaculture), l’élevage hors-sol de certains animaux (volaille et porc principalement), la culture sur substrat artificiel (cultures hydroponiques)… Mis à part ces cas particulier, on distingue principalement la culture pour l’activité concernant le végétal et l’élevage pour l’activité concernant l’animal.

La culture, ou production végétale, est divisée en grandes cultures (blé, maïs, des légumes), arboriculture fruitière, viticulture (production du raisin), sylviculture et horticulture.

L’élevage, ou production animale, vise à faire naitre et élever des animaux pour la consommation directe (viande) ou pour leurs produits (lait, œuf, laine, miel, etc). Les exploitations agricoles peuvent par exemple orienter leur production vers les bovins, les porcins, les ovins/caprins ou les granivores.

Exemple de produit primaire pour l’alimentation humaine ou animale : bœuf, veau, cochon, poulet, lapin, cheval, agneau, canard, dinde, oie, escargot, …
Exemple de produit secondaire : miel, lait et autres produits laitiers, foie gras, soie, laine, …

 

Complexité agricole [modifier]

De nombreux facteurs interviennent dans l’agriculture en favorisant ou perturbant la production :

  • l’eau en termes de disponibilité au moment opportun mais aussi en termes de qualité
  • le climat et ses variations inattendues (chaleur, sécheresse, pluie, grêle, gel et autres calamités climatiques)
  • le sol
  • les espèces végétales
  • les espèces animales
  • les prédateurs (parasites, maladies, et consommateurs de toute sortes : végétaux, insectes, animaux sauvages…)
  • la mécanisation agricole
  • l’agronomie (fertilisation, biologie, génétique, etc)
  • et globalement tout l’environnement socio-économique (prix du pétrole, législation, consommateur, gouvernement, etc.).

De ce fait, l’agriculture est le domaine le plus ancien et le plus complexe du monde civilisé, mais aussi le plus impacté par les techniques modernes et les aspirations de l’Homme.

Système agricole

On distingue plusieurs systèmes agricoles selon leur mode de fonctionnement et leur impact socio-économico-environnemental :

Technique agricole 

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L’agriculture hors-sol : culture successivement hydroponique, aéroponique, puis ultraponique.

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Pulvérisation d’un champ par avion, dans l’Illinois, aux États-Unis.

Les procédés qui ont permis à l’agriculture de faire de grands progrès (par ordre alphabéique) :

Agriculture et environnement

Article détaillé : Agriculture durable.

L’agriculture moderne a indéniablement permis d’augmenter la production agricole, tout en améliorant globalement la sûreté alimentaire, mais l’agriculture industrielle intensive est de plus en plus critiquée en raison des dégradations de l’environnement dont elle est parfois responsable, de sa dépendance croissante au pétrole, ainsi que de la survenue récente de crises alimentaires assez sérieuses pour inquiéter l’opinion publique.

En France, René Dumont, un ingénieur en agronomie et sociologue célèbre, fut l’une des premières personnes à dénoncer les dégâts considérables de la « révolution verte », et à lutter contre le productivisme agricole.

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Rendements de blé dans les pays en développement (1950-2004)

Parmi les impacts environnementaux, les plus cités sont

Enfin, l’agriculture produit également des déchets. Elle est une source importante d’ammoniac et de méthane (gaz à effet de serre 21 fois plus puissant que le CO2).

Pour enrayer l’érosion du sol, certains agriculteurs abandonnent le labour pour le semis direct, qui limite aussi l’utilisation du tracteur et donc diminue les émissions de CO2. Aux États-Unis en 2005, 15 % des terres arables étaient traitées de cette façon.

L’utilisation des organismes génétiquement modifiés (O.G.M.) dans certains pays, tels que les États-Unis, le Canada, le Mexique ou la Chine, et les risques potentiels qui leur sont associés sont également sujets à de nombreuses discussions.

Ces dernières années ont également été en Europe l’objet de plusieurs crises touchant à la sécurité alimentaire : bœuf aux hormones, poulet aux dioxines, vache folle et maladie de Kreutzfelt-Jakob, contaminations bactériennes d’aliments (fromage par listeria).

La plupart de ces maladies étaient déjà présentes dans les siècles précédents. La « tremblante du mouton » (la variante ovine de la maladie de la vache folle), la listeria ou la salmonelle ne sont pas des problèmes récents. Ils apparaissaient autrefois de manière bien plus fréquente et souvent plus tragique que maintenant. En effet, de gros progrès ont été faits en matière d’hygiène et de contrôle bactérien des produits alimentaires. Mais la massification de la fabrication et de la vente des aliments font qu’un seul incident peut toucher un très grand nombre de personnes. Le caractère exceptionnel des problèmes, le nombre de personnes potentiellement touchées, la médiatisation alarmiste tendent à marquer les esprits. Néanmoins, le nombre de morts par intoxication ou empoisonnement lors de ces affaires « médiatiques » est extrêmement faible.

Ces derniers événements ont pour conséquence la mise en place croissante de systèmes de traçabilité qui offriraient à terme des garanties sur la qualité sanitaire du produit.

L’étiquetage devrait permettre au consommateur de décider s’il prend le supplément de risques inhérent à une agriculture intensive ou accepte le prix plus élevé qui accompagne l’émergence ou le développement de techniques agricoles alternatives, telles que l’agriculture biologique, la permaculture, l’agriculture raisonnée et l’agriculture de précision.

L’agriculture constitue un champ multidisciplinaire, qui se recoupe avec des domaines tels la botanique, la zootechnie, la phytotechnie, les sciences alimentaires, la géologie, la pédologie, l’hydrologie, la microbiologie, les biotechnologies, l’économie, les statistiques, la sociologie. Depuis les années 1990, des expériences de monitoring de la biodiversité[2] se mettent en place, qui ont permis notamment de quantifier les impacts de l’agriculture intensive et de mettre en évidence certains intérêts de l’agriculture biologique.

 

Agriculture et biodiversité

Outre son importance pour la conservation de la diversité génétique des variétés anciennes, l’agriculture joue parfois un très grand rôle pour la protection de diversité biologique : La Commission européenne combine trois grands grands critères pour mesurer l’intérêt d’un espace agricole en termes de contribution à la préservation de la biodiversité. Les zones ayant le score le plus élevées sont dites « à haute valeur naturelle »[3] [4]. 10 % à 30 % des terres agricoles méritent ce titre en Europe. En France, 84 % des surfaces classées en « haute valeur naturelle » sont en montagne ou moyenne montagne (Alpes, Corse, Franche-Comté, Massif central, Pyrénées…). Ce sont surtout des zones d’élevage extensif en plein air caractérisées par une faible densité de chargement (bétail) à l’hectare, peu ou pas d’intrants chimiques et presque toujours une utilisation plus importante de main-d’oeuvre agricole.

L’Europe réoriente des subventions particulières vis a vis des agriculteurs qui font un effort pour l’environnement. Les mesures agrienvironnementales et l’agriculture biologique sont plus ou moins encouragées et développées selon les pays (2% des cultures dans la zone OCDE sont « bio », jusqu’à 6 % dans certains pays).

Échange agricole 

Les échanges agricoles représentent 8,8 % des échanges mondiaux. Ils restent très marquées par l’impact des subventions agricoles des pays développés. Cela dit, il faut nuancer ce chiffre : les échanges liés à l’industrie agro-alimentaire, intimement liée à l’agriculture, sont loin d’être négligeables.

Agriculture et réchauffement climatique

* Lors de la canicule de 2003, un excès de température de 3.6 °C par rapport aux températures moyennes de saisons en France avaient fait diminué les rendements agricoles de 30% pour le maïs, 21% pour le blé et 25% pour les fruits.[réf. nécessaire]

Bibliographie

Histoire de l’agriculture

Ouvrages classiques

Ouvrages contemporains

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